Christine Admo-1L’homme est un loup pour la femme.

Christine Adamo a le don pour assembler des fils totalement excentriques et les faire se rejoindre en un point concentrique; géographiquement et historiquement parlant. Puis, elle y ajoute un zeste de suspense et le roman vous capte.

Tout commence en 70000 avant Jésus Christ, du côté de ces régions qui ressembleront, plus tard à l’Australie. On fait la connaissance de personnages que nous ne verrons plus par la suite mais qui, on se doute, ont leur petite importance. Les millénaires progressent jusqu’au siècle passé jusqu’au moment où les aborigènes furent persécutés, massacrés ou enlevés par les nouveaux arrivants pour leur apprendre la civilisation.

D’un autre côté, voici Liz, belle australienne, débarquée en France pour prendre possession d’une vieille bâtisse, à Grignan, là même où vécut Madame de Sévigné, qui  ne se mêlera pas de cette  histoire.

Hé bien, d’histoires d’ici ou de là, de maintenant ou de jadis, tous ces personnages ont quelque chose en commun. Comment est-ce possible? Il faut lire ce roman pour le comprendre. Il tient de la science des origines; des aléas de la seconde guerre mondiale et de l ‘amour de Liz pour Ralph. Est-il réciproque?..

Un tourbillon de récits, parfois crus, si ce n’est cruels que Christine Adamo a enrichi d’une intrigue policière. Ce n’est pas la première fois que notre scientifique se livre à cet exercice de haute voltige littéraire. Ce roman ne conviendra pas aux lecteurs de bluettes sucrées mais à ceux qui veulent lire plus loin que le bout de leur nez.

davCar, au-delà des récits, ce que Christine Adamo met en évidence, c’est son engagement en faveur de la protection de la nature et de sa révolte contre les injustices commises contre les aborigènes, premiers arrivés, derniers servis. Les lecteur finit par comprendre que chaque roman de Christine Adamo est aussi  prétexte à pédagogie en faveur de la nature et de l’homme conjugués.

Nous avons aussi aimé cette syntaxe parfois délicieusement surannée comme « ne laissait pas d’inquiéter », qui rappelle J.J. Roussseau, premier écrivain à remettre l’homme à sa place dans la nature.

En revanche, nous n’avons pas apprécié, asséné quelque part: «

mâle, donc impatient »; caractéristique innée ou acquise? Question de blogger.

Une réflexion sur “Noir Austral de Christine Adamo. Ed. Gallimard.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s