Unknown-5De l’épave à l’Amour.

Un épave, une jeune fille ; elle y est attachée, ligaturée ; La mer va la submerger. Un sauveur va la délivrer d’une mort atroce. Elle s’appelle Laurette, fille de pêcheur. Lui, George Walter Aston, anglais de nationalité, noble, de nature. Ce livre commence à ravir. 

On se dit que la belle, enfin, pas trop, va finir dans les bras de ce bel anglais, écrivain de profession. On comprend que les obstacles seront nombreux : différence d’âge, différence de classe sociale : la bergère et son prince charmant. 

On se trouve, de surcroît dans une région que l’on aime, pour la bonne raison qu’on y habite et pour celle de côtoyer Le Touquet-Paris-Plage, que l’on visite, parfois. Tout est réuni pour passer un très agréable moment Ajouter à cela que nous connaissons l’auteure pour avoir apprécié ses précédents opus et pour l’avoir rencontrée avec un certain plaisir. 

51iSkhNAc6L._SX210_Mais voilà, ce roman-ci ne nous a pas pleinement convaincu. Trop de documentation tue l’histoire. Annie veut trop bien faire. Certes, il est bon de connaître l’arrière-plan : les lieux –  l’hôtel, le Royal Picardy , les personnages – les pêcheurs, leur rude vie, les dangers de la mer. Les occupants dudit hôtel, tous fortunés et bien nés. 

Mais l’auteure en fait trop dans la documentation, en rajoute sur tous ces éléments, ad nauseam. A croire qu’Annie Degroote a dévalisé tous les centres d’information, tous les offices de tourisme, feuilleté tous les VDN ( Voix du Nord). Mais c’est trop. On perd le fil de l’histoire. Le récit manque de nervosité. On n’est plus au plus près du récit. On digresse trop longuement. 

Pour les amateurs de belles histoires, sachez que Laurette tombe, bien sûr, amoureuse de George – ça arrive. Et réciproquement. Elle est embauchée dans ce palace réputé, qui accueille des célébrités. On l’accuse à tort de vol. Elle disparaît, réapparaît pour retomber dans les beaux bras de George. 

Se croisent, ici, des nobles fortunés, un maharadja indélicat, un couple d’anglais à la recherche d’un second souffle, une tante postière. Et bien d’autres personnages. 

Et, à la fin, des surprises qui réveillent le lecteur. 

Nous avons lu jusqu’au bout, par fidélité. Mais , pour renseigner le lecteur de ces lignes, on dira que Laurette n’est pas Monte Christo. Si ces mots peuvent vous éclairer. 

Alain Dagnez. 

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