UNE AUTRE VIE. De S.J. WATSON. Ed: Sonatine.

Une autre vie« Méfiez vous de vos ennemis… ». Quant aux amis…

Julia rentre chez elle pour apprendre, oh drame, par la bouche de Hugh, son mari, le décès de sa seoir, Kate, assassinée à Paris alors qu’elle est à Londres. Que s’est-il donc passé? 

Ca lui rappelle cette vieille histoire d’autrefois en Allemagne avec Markus, un ancien amoureux. Connor, leur fils, enfin, leur fils, l’enfant que Kate leur a laissé à demeure.

Julia part à la recherche de l’aureur de ce crime. D’abord sur Internet  – site Rencontrez – où elle fait la connaissance, dans les contacts possibles, de Lukas, charmant homme à la recherche de sexe. Qu’à cela ne tienne, elle le retrouve régulièrement à l’hôtel le merci, où ils échangent leurs corps plus que n’avance son enquête.

Progressivement la relation devient, comme on dit, toxique; elle se prête à des jeux de plus en plus borderline. Naturellement, à l’insu de son mari. 

Qu’a donc à voir ce Lukas avec sa soeur? Elle croit qu’il ne peut en être éloigné. Elle se confie à son amie Adrienne. Elle entre en relation avec Anne, qui était très proche de sa soeur.

S.J Watson

Nous entrons, ensuite, dans un tourbillon d’aventures et d’événements l’un plus baroque que l’autre. Son pseudo fils est lui aussi, à son corps défendant mêlé à tout cela.On passe des après-midi de 5 à 7, de Londres à Paris, de l’hôtel au restaurant, de l’ordinateur aux réseaux dits sociaux. 

Tout n’est qu’apparence: personne n’est à la bonne place qu’on lui a assignée. Beaucoup ne sont pas ce qu’ils paraissent être. Le lecteur se perd en conjectures. 

Le grand mérite de ce livre c’est remette an cause tout ce que la modernité comporte en termes de dangers permanents du côté des algoritmes. En revanche, les dialogues, parfois, traînent en longueur où les réponses sont si  évidentes qu’il n’est pas toujours la peine de les écrire; on les aurait écrit soi même.

A la fin, tout se dénoue mais on s’en moque. Pourvu que ça finisse.

Alain Dagnez.Une autre vie

LE VENT DE LA PLAINE. De Alan La May. Ed: Actes Sud.

LE VENT DE LA PLAINE

« La plaine, la plaine, n’aura plus de frontières… » Petula Clatk.

Une rivière, Dancing Bird. Une maison de paysans texans. Une belle famille, les Zacharie. Le père est mort et Mathilda, la mère, veille sur sa à couvée. Des jeunes gens et Rachel, l’héroïne. 

En ambuscade, des indiens Kiowas.  

Le western est en place. Pas un film spaghetti; plutôt un Bon vieux western; à la John Ford, avec Audrey Hepburn et Burt Lancaster, par exemple.

Les fermiers vivent d’élevage, de marquage, d’accompagnement et de vente des têtes due bétail. De quoi occuper ses journées.

Voici également les Rawlins qui, bientôt seront en opposition féroce contre leurs voisins dans ces contrées où on vit loin les uns des autres.

Et ces indiens qui rôdent pour réclamer leur dû: le père Zac, il y a bien longtemps a trouvé un bébé qu’il a confié à sa famille.

Le lecteur est progressivement happé par cette histoire, par ces ces scènes parfois crus dans leur sauvagerie, crus aussi les rapports entre voisins, à l’exception de Georgia. 

ALAN LE MAYAlan Le May, auteur également de « la prisonnière du dessert », dresse un tableau des rapports entre les gens au Texas du siècle dernier, de la dureté des temps, 

de la ténacité et de la faculté de   résistance de Rachel, qui en pince pour Ben. Bien sûr, ce livre est une traduction? Ca a tout d’un scénario. Un peu éloigné des enjolivures habituelles de la littérature.

Le livre se termine par une scène d’anthologie,: les Kiowas cernent la cahute où se sont réfugiés les Zacharie, un peu comme une attaque de la diligence où on entend aisément les « youyous » des Peaux Rouges. 

Alain Dagnez.