La fiancée gitane de Carmen Mola. Ed: Actes Sud.

Carmen MolaUne histoire pas piquée des vers..

Madrid. On a retrouvé le corps d’une jeune fille, sur un terrain vague. Suzanna. Elle a tété assassinée de façon atroce: son cerveau a été mangée de vers, après incisions en quelque sorte rituelles? Le policier Angel Zarate l’a découverte. La BAC locale est sur le coup et, principalement l’inspectrice Elena Blanco et toute son équipe d’inspecteurs à la pointe de la technologie.

Or, il se trouve que la soeur de Suzanna a été également assassinée dans les mêmes circonstances, précisément. Elles sont issues du monde des gitans où on ne badine pas avec l’honneur. Toutes deux ont été agressées au soir de leur nuit d’enterrement de vie de jeunes filles. Mais, l’auteur du premier meurtre est déjà sous les verrous: il n’a donc rien à voir avec ce nouveau meurtre. Qui a pu commettre ce dernier méfait?

Alors, l’auteure nous entraîne dans une longue quête où on navigue de suspect en suspect: Le père des deux  victimes, peine perdue; Raul, le fiancé de Zusanna, non pas; Miguel Vistas, même derrière les barreaux. L’avocat de Miguel pourrait bien figurer sur la liste. On ne sait plus à quel saint se vouer. 

La fiancée gitaneLa fin, qui semble longue à venir, est dramatique et le lecteur tremble pour ses amis les policiers, en premier lieu pour Elana, qui, outre de rechercher son propre fils disparu mystérieusement, ne dédaigne pas, pour oublier ses tourments, de goûter à la grappa et de s’offrir des nuits d’amour en compagnie d’hommes rencontrés au hasard, ni même de se donner à un de ses nouveaux collègues à première vue

On se console comme on peut.

Respire, lecteur, tout est bien qui finit presque bien!

Alain Dagnez.