Adèle et moi de Julie Wolkenstein. Ed; P.O.L.

 

Du côté de chez Adèle. Sans Les Guermantes ni les Verdurin. 

Julie WolkensteinC’est une belle entreprise que de remonter le temps et d’aller chercher du côté de chez son arrière grand-mère le passé qui vous manque à travers ses cahiers, qui ont traversé le temps.

L’auteure est intriguée par la vie d’Adèle. A partir de la maison familiale, située à Saint Pair, en Bretagne, elle tâche de faire revivre cette ancêtre à l’occasion du décès de son père. Elle y ajoute une pincée de présent avec Jules, son amoureux. 

Comment Adèle a-t-elle vécu? Comment fut son enfance, son évolution, son adolescence. Ses premières amours avec Jacques, qui décèdera trop tôt,   puis son second amour, Charles, avec lequel elle fonde une famille? Tout ce petit monde fait des allers-retours entre la côte et Paris, Comme le lecteur du passé au présent.

Elle se fait aider dans sa recherche par la tante  Odette, qui a beaucoup à lui raconter…sur elle, surtout.  

Le passé rattrape l’Histoire puisque les guerres surviennent avec leurs lots de misères, pour les enfants. Charles, lui n’est déjà plus de ce monde.

Asèle et moiUn moment intéressant, peut-être, croustillant même, lorsqu’on apprend que l’arrière-arrière grand-mère n’aurait eu tout cette fortune qu’en offrant son corps aux demandeurs. Curieuse révélation.

Pour finir, on se demande pourquoi avoir pris toute cette peine. Si nous avions affaire à ces longues phrases magnifiques, ces ruptures dans le texte, ces évocations puissantes des lieux, des personnages et des situations, on aurait été captivé mais, là…Non pas que ce soit mal écrit mais on se dit que tout le monde ne peut s’appeler Marcel Proust.

Alain Dagnez.