JC RufinIl est des auteurs dont on aime la compagnie. JC. Rufin, médecin, humanitaire, diplomate, académicien, fait partie de ceux-là. On n’est jamais déçu de passer un moment avec lui.

Cette fois-ci, il nous convoque à la lecture de ce roman d’espionnage ou, du moins, qui en a toutes les apparences. Qui se double d’une réflexion autour de l’écologie et de ses dérives possibles.

La préservation de la Terre a le vent en poupe et les manifestations en tous genres fleurissent partout sur la planète. Faut-il croire, pour autant, en l’innocence angélique des militants qui défilent? D’autres plus radicaux s’en mêlent,  d’après le roman de JC. Rufin.

Le sujet, progressivement  s’aggrave: l’Homme, on le sait est un prédateur, qui détruit irrémédiablement la terre. Nous y sommes trop nombreux. Les pauvres, surtout, qui prétendent à plus de confort, vont empirer l’état de la terre: ils doivent disparaître. C’est la thèse que défendent ces Nouveaux Prédateurs dont les membres ont fait connaissance en 1967, chez le Professeur Fritsch. Ce brave homme conserve, avec émotion, une photo-souvenir de leurs séminaires.

A la poursuite de ces fous furieux, l’auteur nous emmène, tout d’abord, en Pologne où quelqu’un a détruit un laboratoire où sont élevés des animaux en vue d’expériences. Ca paraît louable. Toutefois, ça se complique quand on sait qu’un certain flacon y a été dérobé et que, derrière Juliette, la militante généreuse, se cache tout un réseau. 

Deux personnages positifs se partagent la vedette: d’un côté Paul, médecin officiel, ancien agent secret et Kerry, sa compagne d’opérations, mariée , deux enfants, qui fut son amoureuse dans une précédente vie d’espion.

Le Parfum d'AdamPour mener à bien cette entreprise mortifère, rien de tel que de réveiller un vibrion, le choléra, de le rendre plus efficace et le répandre quelque part où les pauvres sont très pauvres et contaminer toute cette population sous la forme d’une épidémie. Branle-bas de combat chez Providence, l’agence de nos deux héros.

Alors, Nous allons voyager – tant pis pour l’empreinte carbone – de Wroclaw, Pologne à Atlanta,  de Vienne, à Genève en passant par Johanesbourg; Londres, pour se retrouver, finalement à Rio de Janeiro, Brésil.

Le lecteur se dit que le projet est inimaginable mais également mais, aussi, qu’il est possible que, mis entre les mains d’écologistes malveillants, ici, les Nouveaux Prédateurs, cela pourrait devenir une triste réalité. 

Tel un thriller, la fin est palpitante. Les pages se succèdent frénétiquement. Kerry et Paul jouent leur rôle. Pleinement. Le retour au calme, se fait lentement. Restent les pensées, et les réflexions qui nous poursuivront sans doute quelque temps. 

Alain Dagnez.

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