La vie mensongère des adultes de Elena Ferrante. ED: Gallimard.

De la chrysalide aupapillon,

Giovanna, Gianni pour les intimes, vit avec ses parents. Son père lui assène, un jour, qu’elle n’est pas belle et qu’elle ressemble à sa tante Vittoria Zia, soeur du géniteur. Stupeur chez la jeune fille qui n’aura de cesse que de connaître cette tante, jusque là inconnue, fâchée avec ses parents,

Elle rencontre cette dernière qui lui dit pis que pendre de son père et de sa mère. Pourtant, elle se lie d’une amitié turbulente avec elle.

L’adolescente va découvrir que ses parents, enseignants tous deux, ne sont pas tout à fait lesexemples qu’elle croyait. Eux aussi ont une vie perturbée: u n soir, elle perçoit le pied de leur ami Adriano, frottant celui de sa mère sous la table. 

En recherche de nouveaux modèles, elle fait la connaissance de Roberto, intellectuel napolitain, parti à Milan. Elle ressent pour lui une admiration sans bornes puis une vive attirance. Mais il est fiancé. Fidèlement.

C’est un roman d’initiation où l’auteure se met dans la peau d’une adolescente qui devient  femme, avec ses coups de coeur, ses indignations, ses incertitudes et ses tourments.

Ce roman ne manquera pas d’intéresser ceux ou celles qui vivent ou ont vécu cette période: les états d’âme et la critique des adultes sont extrêmement bien dépeints.

Ce roman confidence à la première personne vous fera voyager de Naples à Milan et de la toute jeune adolescente à la femme qu’elle devient au long de ces nombreuses et intéressantes pages.

AlainDagnez.