L’illusion. Maxime Chattam. ED: Albin Michel.

« De la magie à tous les étages. »

Curiosité de certains écrivains: puisqu’il s’agit d’un roman à suspens, il convient de faire patienter le lecteur pendant 200 pages avant de commencer à le faire trembler. Un peu, alors que le livre en contient un peu plus de 400. Le lecteur attend.

Alors qu’il vient de vivre une séparation douloureuse, Hugo a trouvé un boulot pour quelques mois dans nos belles montagnes des Alpes.

Accueilli par Lily, jeune femme avenante, à Montdauphin-Guillestre, ils prennent la direction des hauteurs, au Val Quarios. Signature du contrat, présentation aux autres membres.

Mais voilà qu’Alice, en fin de contrat, s’en retourne sans qu’Hugo sache si elle est bien arrivée à destination.

Les lieux sont bizarres, à l’architecture particulière. Il habite une chambre loin des autres.

Une maison, à l’écart, où le propriétaire des lieux loge. Mystérieuse, intrigante. C’est là qu’habite le fameux Lucien Strafa, illusionniste.

Au cours de ses travaux  forestiers, Hugo découvre des sortes de têtes humaines en réduction. 

Il confie ses observations à Lily qui ne paraît pas d’abord s’en inquiéter outre mesure. D’ailleurs, il noue avec cette dernière des liens qui le détendent sans pour autant lever ses inquiétudes.

L’ambiance s’alourdit progressivement, lassant au lecteur toute sa respiration. 

Sachez que l’intrigue se termine sur une unhappy end totalement incroyable, aux modalités que nous qualifierions de nos jours de « complotante ».

Bonne lecture quand même.

Alain Dagnez.